Paul Durand-Ruel – le pari de l'impressionnisme : une exposition à ne pas manquer !

Le Musée du Luxembourg accueille actuellement la première exposition consacrée au marchand d'Art et collectionneur Paul Durand-Ruel. Présentant une impressionnante sélection de quatre-vingt chefs d'oeuvre de l'impressionnisme (dont la plupart ont traversé l'Atlantique pour l'occasion !), avec des figures telles que Renoir, Manet, Monnet et bien d'autres, cette exposition offre un splendide panorama de ce mouvement artistique précurseur d'un véritable bouleversement de l'Art au tournant du XXe siècle. Les amateurs de peinture impressionniste se régaleront de cette exceptionnelle réunion des plus grands talents et des tableaux les plus emblématiques de cette période en un lieu unique, en bordure des Jardins du Luxembourg, en plein cœur de Paris.

Le Musée du Luxembourg accueille actuellement la première exposition consacrée au marchand d'Art et collectionneur Paul Durand-Ruel. Présentant une impressionnante sélection de quatre-vingt chefs d'oeuvre de l'impressionnisme (dont la plupart ont traversé l'Atlantique pour l'occasion !), avec des figures telles que Renoir, Manet, Monnet et bien d'autres, cette exposition offre un splendide panorama de ce mouvement artistique précurseur d'un véritable bouleversement de l'Art au tournant du XXe siècle. Les amateurs de peinture impressionniste se régaleront de cette exceptionnelle réunion des plus grands talents et des tableaux les plus emblématiques de cette période en un lieu unique, en bordure des Jardins du Luxembourg, en plein cœur de Paris.

 

Qui était Paul Durand-Ruel ?

 

Acteur majeur de la diffusion de l'impressionnisme à la fin du XIXe siècle et au tournant du XXe siècle, Paul Durand-Ruel (1831-1922) était avant tout un amoureux de l'Art et un avant-gardiste. Il était peut-être le plus grand marchand d'Art du XIXe siècle, et certains historiens de l'Art voient en lui « l'inventeur de marché de l'Art moderne ». À l'heure où la vague impressionniste n'est encore considérée que comme une lubie passagère et grotesque dans le monde alors étriqué de l'Art, l'oeil aiguisé et iconoclaste de Paul Durand-Ruel y voit un courant novateur et prometteur. Il va alors petit à petit faire l'acquisition d'un grand nombre de toiles de peintres aujourd'hui célébrissimes comme Édouard Manet, Paul-Auguste Renoir ou encore Claude Monnet. Il est l'un des seuls acteurs du marché de l'Art de l'époque a faire ce pari. Pari qui se révèlera gagnant pour lui, mais aussi et surtout pour les artistes qu'il a découverts et qui gagneront – en partie grâce à son soutien – une renommée internationale et une place de choix à la postérité.

 

Pourquoi cette exposition ?

 

Nous, public, vivons un rapport à l'Art presque exclusivement concentré sur les artistes eux-mêmes et leurs œuvres. Au point que nous oublions souvent le rôle primordial des marchands d'Art dans la construction de l'Histoire de l'Art. Leaders d'opinion, découvreurs de talents et de tendances, mais aussi et surtout diffuseurs, les marchands d'Art ont, par leurs choix et leur sensibilité, forgé l'Histoire de l'Art telle que nous la connaissons (et continuent de le faire !). Or, en dehors des cercles restreints des professionnels du marché de l'Art, ils sont le plus souvent dans l'ombre, méconnus voire inconnus du grand public. Nous ne les découvrons qu'à travers une poignée d'exposition dévoilant leurs collections personnelles... ou à l'occasion d'expositions telles que celle que présente actuellement le Musée du Luxembourg. Sylvie Patry, commissaire de l'exposition et conservatrice au Musée d'Orsay, a souhaité « rectifier le tir » en mettant en avant l'homme qui se cache derrière la démocratisation de l'impressionnisme, un exemple majeur et peu connu des quelques marchands d'Art d'exception qui ont écrit l'Histoire.

 

Informations pratiques

 

L'exposition dure jusqu'au dimanche 8 février 2015 inclus.

Le Musée du Luxembourg se trouve au 19 rue de Vaugirard - 75006 Paris.

 

Horaires d'ouverture

 

Les mardis, mercredis, jeudis, de 10h à 19h
Les lundis et vendredis de 10h à 22h
Les samedis et dimanches de 9h à 20h

 

Tarifs

 

  • Plein Tarif : 12,00 euros

  • Tarif Réduit : 7,50 euros

  • Spécial Jeune : 7,50 euros du lundi au vendredi à partir de 17h, deux entrées pour le prix d’une au tarif 16 à 25 ans

  • Gratuité pour les moins de 16 ans et pour les bénéficiaires des minima sociaux, les handicapés invalides civils (carte MDPH orange), mutilés de guerre

 

Comment y aller depuis l'Hôtel du Danube ?

 

À pied (environ 15 minutes) : Prenez à gauche sur la rue Jacob en sortant de l'hôtel. Prenez ensuite la deuxième à droite (rue Bonaparte) et suivez cette rue tout droit jusqu'à atteindre le Jardin du Luxembourg. Vous traversez le Boulevard Saint-Germain, attention à ne pas vous perdre au carrefour, suivez bien la rue Bonaparte. Une fois en bordure du Jardin du Luxembourg, prenez à gauche sur quelques mètres. Vous êtes arrivés au Musée du Luxembourg !

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Protographies : Oscar Muňoz au Jeu de Paume

S'il est une exposition à ne pas manquer sur la scène parisienne ces temps-ci, c'est bien celle qu'abrite actuellement la galerie nationale du Jeu de Paume (jusqu'au 21 septembre). Intitulée « Protographies », celle-ci présente avec sobriété une sélection pointue d'oeuvres d'Oscar Muňoz, retraçant ainsi près de quarante années d'une carrière pour le moins fertile. Aussi inclassable que fascinant, le célèbre artiste colombien a expérimenté sur des supports aussi variés que la sculpture, la vidéo, le dessin, la peinture, ou encore l'installation. L'exposition « Protographies » est donc un parcours pluriel et empreint d'une certaine nostalgie à travers le temps.

S'il est une exposition à ne pas manquer sur la scène parisienne ces temps-ci, c'est bien celle qu'abrite actuellement la galerie nationale du Jeu de Paume (jusqu'au 21 septembre). Intitulée « Protographies », celle-ci présente avec sobriété une sélection pointue d'oeuvres d'Oscar Muňoz, retraçant ainsi près de quarante années d'une carrière pour le moins fertile. Aussi inclassable que fascinant, le célèbre artiste colombien a expérimenté sur des supports aussi variés que la sculpture, la vidéo, le dessin, la peinture, ou encore l'installation. L'exposition « Protographies » est donc un parcours pluriel et empreint d'une certaine nostalgie à travers le temps.

 

Surprenant d'inventivité, Oscar Muňoz n'est jamais à court d'idées pour mettre en scène son obsession du rapport entre image et mémoire, qui constitue le fil conducteur de son œuvre. Fasciné par l'outil photographique qui offre l'immortalité aux événements et aux personnes par nature éphémères, l'artiste interroge constamment la capacité de l'image à retenir la mémoire. Que reste-t-il de la seconde lorsque la première s'efface ?

 

La force d'Oscar Muňoz est d'amener le spectateur à se questionner avec lui sur le temps qui passe et le caractère effaçable des souvenirs, et avec eux, des choses qu'on se rappelle. Sans jamais sombrer dans le morbide, l'artiste fait apparaître et disparaître des bribes du présent et du passé : silhouettes depuis longtemps sorties de leur douche, dont l'empreinte persiste sur le rideau en plastique, visages piochés au hasard dans les rubriques nécrologiques apparaissant l'espace d'une seconde sous le souffle d'un inconnu sur un miroir, ou se liquéfiant et disparaissant dans un siphon, ne laissant derrière eux qu'une tâche d'encre vidée de son sens... Muňoz joue avec les éléments, et peut-être surtout avec l'eau, qui imbibe les surfaces, coule ou s'évapore en emportant avec elle le reflet de visages anonymes, qui tombent aussitôt dans l'oubli.

 

Le travail d'Oscar Muňoz est aussi habité par la sombre Histoire de la Colombie et de ses décennies de guerre civile. Sous sa main, les Unes de journaux s'effacent peu à peu, et avec elles le souvenir des événements passés. Abordant tous les thèmes chers à l'artiste, plus avec précision qu'avec profusion, « Protographies » est une exposition intimiste, fascinante et hautement émouvante. Le message qui se dégage de l'oeuvre d'Oscar Muňoz est comme une mélodie silencieuse et lancinante. Plutôt que de rappeler à notre mémoire les choses qui ont disparu, il parvient tout simplement à nous rappeler que l'on oublie.

 

Comment y aller depuis l'Hôtel du Danube ?

 

Profitez-en pour faire une jolie balade ! (temps de marche : environ 25mn)

Prenez à gauche en sortant de l'hôtel, puis tout de suite à gauche sur la rue des Saints Pères. Traversez la Seine en empruntant le pont du Carrousel (sur votre gauche) et marchez vers la gauche en direction de la place de la Concorde dans le somptueux jardin des Tuileries. La galerie du Jeu de Paume se trouve au bout du jardin, sur votre droite.

 

Horaires et tarifs :

 

Musée ouvert le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h

Billet : 10€ (tarif réduit : 7€50)

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Exposition Robert Mapplethorpe au Grand Palais

Amateurs de photographie, voici une exposition à ne pas manquer lors de votre séjour à Paris ! Du 26 mars au 13 juillet 2014, le Grand Palais rend un splendide hommage à Robert Mapplethorpe. Figure incontournable du renouvellement artistique du New York des années 70 et 80, le photographe américain à la réputation sulfureuse est l'un des grands maîtres de la photographie artistique.

Amateurs de photographie, voici une exposition à ne pas manquer lors de votre séjour à Paris ! Du 26 mars au 13 juillet 2014, le Grand Palais rend un splendide hommage à Robert Mapplethorpe. Figure incontournable du renouvellement artistique du New York des années 70 et 80, le photographe américain à la réputation sulfureuse est l'un des grands maîtres de la photographie artistique. Organisée en partenariat avec la fondation Mapplethorpe de New York, cette exposition présente plus de 200 des œuvres du photographe, nus, portraits et natures mortes, suivant l'épanouissement de sa carrière artistique depuis les années 70 jusqu'à sa mort en 1989.

 

Lorsque l'on pense à l'oeuvre de Mapplethorpe, l'érotisme est le premier mot qui vient à l'esprit. Avec une approche particulière et novatrice du nu, plaçant l'appareil comme support d'un regard frontal désirant sur les corps offerts des modèles, l'artiste a développé un style à la fois sensuel et dérangeant. La dimension scandaleuse de son travail dans l'époque où il s'inscrit est d'autant plus prégnante qu'une grande partie de ses modèles sont des hommes. Lui-même homosexuel, Robert Mapplethorpe a ainsi été l'un des pionniers de l'érotisation du corps masculin à travers la photographie. Si son œuvre dérange, c'est aussi parce qu'elle fait écho à un mode de vie sulfureux et « borderline » qu'il partage avec des artistes tels que Williams Burroughs ou Andy Warhol, et qui en fait une des figures de proue d'une Amérique en pleine révolution sexuelle.

 

Mais plutôt que d'exploiter la seule force érotique de l'œuvre de Robert Mapplethorpe, le Grand Palais réussit ici le pari d'ouvrir la porte à un regard quelque peu différent sur son travail en donnant à voir sa dimension classique, à travers une approche presque sculpturale du corps et de sa perfection esthétique. Ainsi déclarait-il lui-même : « Je vois les choses comme des sculptures, comme des formes qui habitent l'espace ». Cette exposition permettra aux visiteurs, au-delà de la fulgurance de l'érotisme, de découvrir (ou de redécouvrir) dans l'œuvre de Robert Mapplethorpe une minutie de tradition classique dans le rapport au corps nu.

 

Informations pratiques

 

Horaires :

  • Lundi : 10h – 20h

  • Mercredi : 10h – 22h

  • Jeudi : 10h – 22h

  • Vendredi : 10h – 22h

  • Samedi : 10h – 22h

  • Dimanche : 10h - 20h

 

Tarifs :

  • Plein : 12 €

  • Réduit : 9 €

  • Tribu : 33€ (4 personnes dont 2 jeunes 16-25 ans)

  • Billet jumelé Mapplethorpe / Rodin : 16€

 

Comment y aller depuis l'Hôtel du Danube ?

(temps estimé : 25mn)

  • Marcher jusqu'à Saint-Germain-des-Prés (prendre à gauche en sortant de l'hôtel, puis deuxième à droite)

  • Prendre la ligne de métro 4 direction Porte de Clignancourt

  • Changer à Châtelet pour la ligne de métro 1 direction La Défense

  • Descendre à Champs Élysées – Clémenceau

 

Pour aller plus loin :

Le Musée Rodin propose jusqu'au 21 septembre 2014 une exposition de sculpture et de photographie qui met en parallèle l'œuvre de Robert Mapplethorpe et celle du sculpteur Auguste Rodin. Il est possible d'acheter un billet jumelé pour les deux expositions (voir plus haut).

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Delacroix en héritage : la collection Moreau-Nélaton

L'exposition "Delacroix en héritage" rend hommage à la famille de collectionneurs Moreau-Nélaton. L'hôtel Danube situé non loin se présente comme le point de chute idéal à cette occasion.

Delacroix en héritage : si vous séjournez à l'Hotel du Danube, vous pourrez rejoindre très facilement le 6 de la rue Furstenberg où se trouve le musée Delacroix. S'y tient jusqu'au 17 mars une exposition d'importance sur la très riche collection Moreau-Nélaton. 

Delacroix en héritage : une collection exceptionnelle 

L'exposition "Delacroix en héritage" rend hommage à une famille dans laquelle trois générations de collectionneurs contribuèrent à faire connaître et aimer Eugène Delacroix. Dans l'appartement du peintre, des peintures et des dessins rarement montrés sont mis en regard avec les collections permanentes du musée : ils éclairent tous les aspects de l'œuvre, travaux réalisés au Maroc, peintures d'histoire "essentiellement shakespeariennes", petits tableaux de genre, "pleins d'intimité et de profondeur" (Baudelaire). On trouve aussi des essais de couleur qui rappellent que Delacroix fut un coloriste profond et de nombreux dessins qui permettent de saisir son trait nerveux, sa faculté de synthèse, sa puissance d'imagination. 

Les Moreau-Nélaton : aimer et faire connaître Delacroix

C'est Adolphe Moreau père, financier aisé ami de Delacroix, qui, le premier, collectionna ses œuvres, et sut, contre les préjugés du temps, voir en lui, non seulement un coloriste puissant, mais aussi un grand dessinateur synthétique. Son fils, Adolphe Moreau, conseiller d'État, tenta de réaliser le premier catalogue raisonné des œuvres du peintre, "Delacroix et son œuvre". Étienne Moreau-Nélaton, quant à lui, continua le travail de son père à travers son "Delacroix raconté par lui-même" publié en 1916. L'un et l'autre menèrent un véritable travail d'histoire de l'art et contribuèrent à donner à la peinture du XIXe siècle une place d'importance au sein des collections publiques françaises. Car Étienne Moreau-Nélaton fut l'un des donateurs les plus généreux du Louvre, et c'est à lui que l'on doit l'ensemble le plus important au monde d'œuvres de Delacroix. Les choix de ces trois grands collectionneurs permettent d'approfondir la connaissance de l'œuvre du peintre : peintures inédites du Maroc comme ces "Musiciens juifs de Mogador", pendants masculins des fameuses "Femmes d'Alger", essais de couleur qui renseignent sur l'alchimie subtile de la palette du peintre, copies d'après des miniatures persanes qui disent le goût de Delacroix pour tous les raffinements de l'Orient, ses costumes, ses parures, ses lignes arabesques. On peut voir quelle compréhension profonde de l'homme et de l'œuvre présida à cette collection et dicta, d'une génération à l'autre, des vues prophétiques et des choix d'avant-garde.

L'Hotel du Danube vous recommande l'exposition "Delacroix en héritage"

Si vous séjournez à l'Hotel du Danube, au cœur de Saint-Germain-des-prés, vous serez à quelques minutes à pied de la rue de Furstenberg où se trouve l'appartement-musée du peintre, pour aller découvrir cette collection exceptionnelle, qui montre, à travers trois hommes, une même fidélité à Delacroix.

​Crédits Photographie: Amélie Dupont

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